Espace

Information

Nsimalen à l’épreuve de « Iroko 1 »

moussa-dgaLe Cameroun a organisé récemment un exercice de gestion d'une crise de sûreté de l'aviation civile à l'aéroport international de Yaoundé-Nsimalen.

Le Cameroun à travers la Cameroon Civil Aviation Authority (CCAA) et l'ensemble des acteurs opérant dans le secteur de l'aviation civile, a organisé le jeudi 31 mai 2007, un exercice de gestion d'une crise de sûreté de l'aviation civile.

L'opinion quant à elle a été sensibilisée sur la tenue de «Iroko 1» par le biais d'un plan de communication bien défini, dont le point d'orgue aura sans nul doute été la conférence de presse du 25 mai 2007, qu'animait Monsieur Moussa HABOUBA, Directeur Général Adjoint de l'Autorité Aéronautique du Cameroun. Une vingtaine de journalistes représentant une dizaine de medias, prenaient part à cette conférence.

Lever L'équivoque

D'entrée de jeu, le Directeur Général Adjoint de la CCAA, a tenu à préciser que l'exercice en question n'était aucunement lié à l'accident, survenu en début mai 2007, d'un avion appartenant à la compagnie de transport aérien Kenya Airways. Cet exercice devait initialement être organisé en décembre 2006, mais, n'a pu avoir lieu. Précision utile, car une certaine opinion avait tôt fait de penser que «Iroko 1» avait été organisé en réaction au crash de la compagnie sus évoquée. Monsieur Moussa HABOUBA a poursuivi en indiquant que l'exercice de crise du 31 mai 2007 était le deuxième que notre pays organisait. Le premier ayant eu lieu en 1988 à l'aéroport international de Douala.

En effet, le Cameroun en sa qualité de membre de l'Organisation de l'Aviation Civile internationale (OACI), a comme obligation de tester et d'évaluer après une certaine période, les principales composantes de son dispositif de sûreté de l'aviation civile. Cela dans le but de se préparer à la gestion éven¬tuelle d'une crise de sûreté de l'aviation civile.

Toujours au cours de cette conférence de presse, l'opinion a appris que le cadre juridique de «Iroko 1» avait été préalablement défini par le Chef de l'Etat, à travers le Décret n°2005/327 du 06 septembre 2005, portant organisation de la gestion des cri¬ses de sûreté de l'aviation civile au Cameroun.

Le «D Day».

passager_terroristeC'est à 14 heures précises que l'exercice de gestion de crise de sûreté a débuté, avec aux premières loges des personnalités de premier plan, à l'instar de Alphonse NGWA, Secrétaire Général du Ministère de l'Administration Territoriale et de la Décentralisation (MINATD) et par ailleurs Directeur de l'exercice.

Pendant près de quatre heures d'horloge, les participants à l'exercice ont donné le meilleur d'eux même en s'investissant pleinement dans leurs rôles respectifs. Les spectateurs ont pu ainsi assister à la simulation d'une prise d'otages (passagers, membres de l'équipage) et de détournement d'avion allant jusqu'à la mort d'un terroriste et de certains passagers. Tous les organismes appelés à intervenir (police, douane, gendarmerie, ADC, ASECNA, CCAA, SAMU...), ont ainsi pu montrer leur capacité à gérer une attaque terroriste, mais aussi à calmer les passagers paniqués à l'aéroport, et les familles hystériques qui réclament des nouvelles.

scne_criseL'évaluation à chaud...

Dès la fin de l'exercice de crise, une réunion à laquelle l'ensemble des participants et autres observateurs ont pris part, s'est tenue dans la salle d'embarquement n°4 de l'aéroport international de Yaoundé-Nsimalen. Cette évaluation post exercice avait pour objectif de recueillir les impressions «à chaud» des personnes ayant pris une part active à«Iroko 1». Au cours de ce débriefing, Paul Pondi, Président du Conseil d'Administration de l'Autorité Aéronautique a tenu à remercier l'ensemble des administrations et organismes qui n'ont ménagé aucun effort afin de rendre la tenue de cet exercice possible. Le Directeur Général de la , Cameroon Civil Aviation Authority, ' Ignatius Sama Juma, a annoncé qu'un deuxième exercice de gestion d'une crise de sûreté de l'aviation, sera organisé à l'aéroport international de Douala avant la fin de l'année 2007. Lentement mais sûrement le Cameroun tisse ainsi sa toile afin de rendre « imprenable » ses aéroports internationaux. La sécurité de notre pays est à ce prix !

Marc Olivier Mamiah
Cellule la Communication CCAA