
Les aéroports attirent en grand nombre des oiseaux auxquels ils offrent de vastes étendues de terrain pour s'alimenter et se reproduire. Ils constituent aussi un habitat exempt de prédateurs.
L'OACI s'est longtemps préoccupée du problème posé par le risque aviaire à l'aviation. En 1969, à travers l'amendement 23 à l'annexe 14, le conseil de l'OACI a adopté des spécifications visant à réduire le nombre d'oiseaux aux aérodromes et aux alentours de ceux-ci. Ces spécifications consistent à donner des informations nécessaires pour élaborer et mettre en couvre un programme efficace de lutte contre le risque aviaire. Ce programme met en relief l'importance d'une bonne organisation en même temps qu'il donne des indications sur la composition d'un comité national de lutte contre le risque aviaire et l'élaboration d'un programme de modification ,visant à supprimer sur l'aéroport ,les éléments qui attirent les oiseaux.
Dans le cadre de ses activités, l'OACI organise régulièrement des réunions ateliers régionaux pour sensibiliser les états sur le danger posé par les oiseaux pour les aéroports et promouvoir les recommandations dont l'essentiel se résume dans les actions suivantes :
Conscient du problème du risque aviaire et respectueux des recommandations de l'OACI, le Gouvernement camerounais a pris des dispositions règlementaires en publiant le décret N 2003/2029/PM du 04 septembre 2003 portant prévention du risque aviaire sur les aérodromes du Cameroun. En attendant que les textes d'application rendent exécutoires ces dispositions, l'Autorité Aéronautique continue d'exiger des exploitants des aéroports, des exploitants d'aéronefs et des services de la circulation aérienne des rapports à temps sur tout incident/accident sur les aéronefs et liés aux impacts d'oiseaux.
NGOM Manfred