
Ou comment dynamiser le transport aérien à travers le cadre réglementaire. Les cadres réglementaires international et national offrent le plus souvent les mêmes opportunités à tous les acteurs du transport aérien en ressortant tous les aspects qui concourent à une mise en œuvre des règles multilatérales et accords bilatéraux. Ces deux déterminants favorisent la libéralisation du secteur ainsi qu'une saine concurrence.C'est dans ce contexte que les cadres réglementaires jouent un rôle important dans la dynamique du transport aérien. Les services aériens de toute nature assurés par les compagnies aériennes reposent sur un cadre réglementaire commun fondé sur la Convention de Chicago.
L'on se rappelle que cette Convention établit le principe de souve-raineté complète et exclusive de chaque état sur l'espace aérien au dessus de son territoire. Ceci signifie en clair que chaque Etat a le droit de contrôler tous les services aériens au dessus de son territoire et aucun service aérien international ne peut être exploité au dessus du territoire d'un Etat partie de cette Convention sans autorisation préalable dudit Etat. Cette Convention a introduit des contraintes légales spécifiques au marché du transport aérien. Ces contraintes, tout en appelant le plus souvent à une organisation bilatérale du trafic, permettent l'utilisation des instruments multilatéraux qui garantissent « les libertés de l'air ». Les différentes libertés de l'air se traduisent en droits commerciaux comportant des dispositions relatives à l'accès aux marchés, à la capacité et aux tarifs.
Chacun de ces trois éléments a connu au cours des trente dernières années une évolution allant dans le sens de l'érosion du contrôle gouvernemental. Au-delà de l'allègement des procédures administratives d'approbation des tarifs, il s'est produit une évolution économique qui fait que les tarifs payés sont aujourd'hui de 80 -90 % inférieurs aux tarifs dits "pleins tarif", l'objectif du transporteur étant de maximiser les recettes.
La conclusion progressive par le Cameroun de nombreux accords aériens avec les pays partenaires accélère le processus de libéralisa-tion du marché des services aériens au Cameroun. La trentaine de compagnies aériennes régionales et internationales qui desservent les aéroports du Cameroun a contribué ces dernières années à une dilution tarifaire remarquable. Ainsi, il devient possible de voyager entre le Cameroun et l'Europe à 350 000 F CFA TTC ou entre le Cameroun et l'Amérique du Nord à 600 000 F CFA TTC.
En Amérique du Nord, la dilution tarifaire permet de vendre à des tarifs marginaux, le souci des compagnies étant de vendre les places restantes.
Le développement de cette pratique explique d'ailleurs l'apparition des sites de réservation électronique comme Priceline.com où le client annonce le prix qu'il est prêt à payer pour un vol donné et où les compagnies peuvent vendre les dernières places en procédant à une surenchère inversée
Benoit ONGUENE EYEBE