
L'importance des équipements de contrôle des bagages dans la chaîne de sûreté n'est plus à démontrer.
L'édition CCAA News de décembre 2007 annonçait déjà une description des dispositifs de sûreté installés dans les postes de filtrage des aéroports du monde en général, et ceux du Cameroun en particulier.
Les équipements de sûreté généralement appelés équipements de filtrage fonctionnent sur un double principe de scanner des objets et d'imagerie à double énergie basée sur le codage automatique des couleurs correspondant aux différents numéros atomiques des matériaux qui constituent le bagage et son contenu.
Pour parvenir à produire l'image du bagage, ces équipements émettent par le canal d'un générateur électrique, des rayons X, dont les effets plus ou moins dangereux pour l'homme et son environnement seront décrits dans la prochaine édition CCAA News. Avant d'aborder les avantages de cet important équipement de sûreté rappelons, que de par ses attributions, la CCAA a installé dans les aéroports internationaux du Cameroun à ce jour, des équipements de contrôle des bagages de soute, des équipements de contrôle des bagages de cabine ; des détecteurs de traces des explosifs et stupéfiants, des portiques détecteurs de métaux et les magnétomètres.
L'installation des équipements de fret prévue avant la fin de l'année 2008 viendra combler les attentes.
Au delà des raisons de facilitation et de prévention contre les actes d'intervention illicites posés par les terroristes, ces équipements permettent également d'identifier toutes les marchandises, les objets ou articles dangereux qui nécessitent un traitement particulier et qui peuvent se retrouver dans les bagages d'un passager et provoquer malgré leur faible puissance des dégâts considérable allant jusqu'à la destruction de l'avion en vol. Cela, à cause de la pression atmosphérique décroissante en fonction de l'altitude qui entraînera la dépressurisation de la zone qui par la suite modifiera dangereusement les caractéristiques de l'article dangereux.
Avec l'avancée phénoménale du terrorisme, les aéroports de Ndjaména et de Brazzaville privés d'équipements de filtrage, avaient reçu la visite des terroristes le 19 septembre 1989. Le vol UTA 772, parti de Brazzaville pour Paris avec escale à Ndjaména, avait été détruit par une bombe introduite dans sa soute.
Malgré le contrôle manuel et la reconnaissance des bagages avant l'embarquement dans ces escales,cette bombe dissimulée dans un bagage de soute ne pouvait être détecté que par un équipement de sûreté, avec un opérateur bien formé en imagerie radioscopique. Des exemples comme l'attentat du 11 septembre 2001 bien que l'arme blanche utilisée, aurait bien pu être retiré si le contrôle de sûreté avait été bien exécuté, et si cette arme par destination était bien passée par l'équipement de filtrage.
Pour des raisons de sûreté évidentes qui nous recommandent de ne pas dévoiler les diverses méthodes de recherche des objets illicites, nous nous limiterons à rappeler que plusieurs aéronefs avec des des passagers à bord ont été détruits, soit parce que l'opérateur n'a pas su identifier une arme par nature (arme fabriquée pour servir comme telle. Exemple : fusil) ou par destination (objet détourné de son utilisation première pour servir comme arme. Exemple: ciseaux), ou parce que ces objets illicites ne sont pas passés par l'équipement.
L'équipement de contrôle des bagages a des caractéristiques lui permettant de voir ce que l'œil humain ne peut voir. Exemple: un explosif dissimulé dans une caméra, un téléphone portable radio et tout appareil électronique, ne peut être identifié que par un équipement de sûreté.
Certes, les contrôles manuels ont aussi des avantages non négligeables . Mais avec l'évolution du transport aérien et la menace terroriste, il est très difficile de procéder en un temps réduit à la de 200 passagers possédant chacun deux valises et un sac à main.
Aussi, même avec les équipements, la fouille manuelle est recommandée pour des raisons prescrites par la procédure d'exploitation normalisée. De ce fait, pour sa propre sécurité, lorsque le passager se retrouve dans un poste de filtrage des bagages,il devrait quelque soit son statut, se plier aux injonctions de l'agent de sûreté qui après filtrage de son bagage, lui demande de l'ouvrir, de retirer ses chaussures, sa ceinture ou se faire palper. Car, pour l'ensemble des mesures prises pour préserver la vie du passager, de l'aéronef, et l'environnement soient efficaces, il faudrait que les mêmes mesures soient appliquées avec la même vigilance même rigueur, tant à l'embarquement, au transit, que lors de la correspondance.
Cette description sommaire sur les équipements de sûreté installés dans les aéroports réduite à l'essentiel, dépend aussi de la formation des agents de sûreté et leur efficacité. Ceci permet de prendre l'importance de ce maillon essentiel dans la chaîne sûreté qui concoure à protéger la vie de tous les passage sécurité de l'environnement et du pays d'embarquement et destination.
Ne sachant au préalable qui est terroriste et qui ne l'est pas, utile de dénoncer aux agents de sûreté ou des compagnies aériennes, le comportement bizarre d'un passager, car un aéronef pris en otage, endeuille tout un pays, voire la planète entière.
Justin TADIESSE SIMO