
Qu'elle soit sol-sol ou sol-air, la communication reste l'élément clé dans le système de la navigation aérienne. Les services techniques aéroportuaires ne sont pas une exception.
L'efficacité d'un service de sauvetage et de lutte contre l'incendie, un maillon essentiel dans la chaîne de la sécurité des aéronefs, dépend de la précision de son système d'alerte et de communication. Généralement, sur une plate forme aéroportuaire, il existe une communication triangulaire par VHF qui réunit la tour de contrôle, l'aéronef et le service de sauvetage et de lutte contre l'incendie pour une sécurité plus grande et plus efficace de l'aviation. A cet effet, celle-ci se doit d'être performante pour éviter les désagréments pouvant conduire au pire.
Dès le premier contact radio en l'air jusqu'à l'immobilisation sur le parking, la communication VHF entre l'aéronef et la tour de contrôle devrait être d'une parfaite écoute, dénuée de toute interférence. Sur une fréquence correspondante à celle de aéroport où il se dirige, l'équipage suit attentivement les instructions du contrôleur qui dispose d'une autre VHF dite de secours et prête à être utilisée en cas de défaillance de la première. Pendant ce temps, les VHF du poste incendie sont toutes callées à la même fréquence afin de suivre l'évolution de l'aéronef et ses différentes positions pour mieux intervenir en cas de besoin.
Il y a également la communication entre la tour de contrôle et le service de sauvetage et de lutte contre incendie. Celle-ci reste très importante et mieux sécurisée. Ici sera mis à contribution en dehors de la VHF, une ligne téléphonique directe ne passant pas par le standard qui pourrait causer un retard pendant un incident ou accident. Cette ligne dispose spécialement d'un voyant lumineux et couplée à une sonnerie dans la salle de garde puis, dotée d'un système de contrôle électrique pour vérifier son fonctionnement. Et lorsque les véhicules quittent la caserne incendie, il faut qu'ils puissent communiquer entre eux et avec la tour de contrôle qui devrait les aider dans leur mouvement en leur transmettant les différents renseignements complémentaires sur la situation.
La communication entre le personnel du SSLI ( service de sauvetage et de lutte contre l'incendie) qui travaille généralement en équipe reste très importante lors d'un accident ou incident de l'aviation qu'elle se fasse par VHF, par les sirènes des véhicules, verbalement ou par une méthode propre au métier des pompiers. En effet, le caractère indispensable de la communication entre membres d'une même équipe ou de deux équipes différentes est une mesure de sécurité pour tous. Ainsi, le chef d'équipe qui est le porte lance devra communiquer régulièrement avec le sous chef qui le soutient et le servant qui assure la liaison qui fait les va et vient entre le point d'eau et la lance.
En d'autres circonstances lors du sauvetage, le pompier qui pénètre dans l'aéronef en feu pour évacuer les blessés et les invalides attachera à son ceinturon, une corde retenue par son coéquipier à l'extérieur qui, pour se rassurer que tout va bien à l'intérieur, exercera deux à trois pressions sur la corde. Si son collègue de l'intérieur ne réagit par de la même façon, il donnera l'alerte en criant: "pompier en danger!" (Méthode pompier). Il peut arriver une fois l'équipe sur le terrain, que le chef d'équipe descende du véhicule pour mieux évaluer la situation. A cet effet, il utilisera une VHF portative pour communiquer avec ses coéquipiers. En conclusion, la communication de demain, qu'elle soit sol-sol ou sol-air sera basée sur plus d'efficacité, d'où la nécessité de consacrer plus de moyens et plus d'attention à la formation des hommes et l'utilisation d'un matériel de pointe pour parvenir à une communication plus moderne.
Pierre BILONG BILONG