Aviation Civile

Au Cameroun

Crash de Kenya airways: l'enquête se poursuit

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Le Directeur Général de l'autorité Aéronautique, Ignatius SAMA JUMA, a communiqué cette information à la presse le 05 mai 2008, à l'occasion du premier anniversaire du drame.

Le crash du Boeing 737-800 de la Kenya Airways, survenu le 05 mai 2007 à Mbanga Pongo était-il dû à une erreur humaine ou à un problème technique ? En l'état actuel de ses recherches, la commission technique d'enquête créée par arrêté du Premier Ministre au lendemain de l'accident et installé le 18 mai de l'année dernière à Douala, ne peut encore se prononcer. Par contre, la commission (rassemblant des experts du Cameroun, des enquêteurs du Kenya et des Etats-Unis) a terminé la collecte des éléments dont l'analyse apportera les réponses définitives. Un travail qui s'est étalé sur un an envi-ron. C'est ce qui ressort du point de presse donné le 05 mai 2008 à Yaoundé par Monsieur Ignatius SAMA JUMA, Directeur Général de l'Autorité Aéronautique.

"Les premières investigations ont porté sur l'examen du site du crash et la récupération des enre-gistreurs", gistreurs", a expliqué le Directeur Général, avant de revenir sur les autres avancées.

L'enregistreur des paramètres de vol retrouvé le 07 mai, celui des conversations au poste de pilote retrouvé le 15 juin, les interviews des témoins, l'évaluation des activités de la tour de contrôle de Douala, etc. D'après l'enregistreur des données du vol, " le vol qui a duré autour de 2 minutes est monté jusqu'à une altitude d'environ 3000 pieds et s'est mis à descendre, jusqu'à percuter le sol dans une zone marécageuse à prédominance de mangrove, située à environ 3NM (5km) au sud/sud-est de l'aéroport. La vitesse de l'aéronef au moment de percuter le sol était de 516 km/heures avec une accélération de descente de 3,5 fois celle de la gravité terrestre. C'est cette grande vitesse qui explique pourquoi l'avion et ses occupants ont été pratiquement réduits en miettes ", a indiqué M. SAMA JUMA.

Dans le cadre de cette phase de l'enquête, des mis-sions ont également été effectuées. A Nairobi, du 15 au 23 octobre 2007, pour recueillir notamment des informations sur la maintenance de l'avion accidenté. A Abidjan et Cotonou en décembre 2007, pour faire la lumière sur les activités de l'équipage pendant les 36 dernières heures avant le crash. Aux Etats-Unis en septembre 2007 pour l'analyse des performances et en avril dernier,pour assister à la reconstitution , simulée des dernières minutes de vol de l'avion.

La prochaine phase de la commission d'enquête sera celle de l'analyse des informations collectées et après, l'on pourra enfin connaître ce qui a été à l'origine du drame du 05 mai 2007 à Mbanga Mpongo, où 114 personnes perdirent la vie.

Joël WADEM